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 La trilogie du Morelia Viridis (partie 2)

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Meos86
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MessageSujet: La trilogie du Morelia Viridis (partie 2)   Lun 26 Mai - 13:49

II Localités géographiques

Les quelques paragraphes que nous dédions aux localités sont le fruit d’une mise en commun de connaissances d’origines diverses et n’ont nullement pour objectif de constituer LA « bible » de ces diverses localités. Il existe de nombreux débats et nous nous efforcerons de nous appuyer sur des faits et éviterons les spéculations sujettes à controverse.
Ne perdons pas de vue que lors de l’achat d’un Viridis importé la localité est déterminée plus par le « choix » de l’exportateur que par la réalité du terrain. Il n’est donc pas aisé de déterminer à quelle localité appartiendrait tel ou tel chondro né en captivité dans nos terrariums. On préfèrera donc parler, par exemple, de Viridis de type Sorong plutôt que d’affirmer avec une certitude absolue qu’il s’agit d’un « Sorong ».
A côté de ces localités, nous distinguerons également les diverses phases telles que « high yellow », « lemon tree », « calico », « high blue », « high white » ou encore « high contrast ».

1) Localité :

La localité réfère au point de collection du Morelia Viridis. Cette localité est le plus souvent une ville ; parfois le nom d’une île (Yapen, Biak, Aru). Ce terme est très relatif puisque l’aire de collection est variable. En effet, les animaux de type « mainland » ont une aire de distribution nettement plus grande que les animaux issus de l’île de Yapen. Lorsque l’aire de distribution est grande on peut observer des variations de couleur au sein d’une même population (le terme population référant à la localité).

2) Race :

La distinction des races est basée sur des traits extérieurs, identifiables. Morelia Viridis est une race de python. Au sein de cette race, on distingue des « races géographiques ». Race et localité sont donc deux choses différentes : la localité réfère au site de collection, une localité ne décrit aucun trait morphologique spécifique. A contrario, une race est toujours déterminée par des traits caractéristiques. Au point de vue taxonomique le terme « race » n’a aucune valeur car il réfère à un ensemble de caractéristiques. Une race peut être une sous-espèce mais ce n’est pas toujours le cas.
La définition des termes « race » et « localité » permet de se rendre compte qu’il existe bien peu de Morelia Viridis dont la véritable localité ne peut être contestée. De plus, l’exportation d’animaux sauvages étant interdite il est techniquement impossible de disposer de données fiables quand à l’origine d’un animal, même s’il est né en captivité dans une ferme indonésienne. La plupart des noms de localités correspondent en fait à des villes disposant d’un aéroport permettant l’envoi des animaux. Ajoutons à cela que certains exportateurs essaient de vendre un maximum d’animaux en faisant fi de leur véritable origine.
Chez nous la plupart des Viridis nés en captivité sont issus d’ancêtres dont les points de collection ne sont généralement pas (ou très mal) documentés. La sélection de couples de même type selon leur apparence permet de maintenir des traits caractéristiques lors des portées mais ne permet en aucun cas de pouvoir affirmer avec une certitude absolue la localité des individus.

3) Les fermes d’élevage indonésiennes

Depuis 1979, l’Indonésie réglemente le commerce du Morelia Viridis et autorise uniquement l’exportation d’animaux nés en captivité. Il existe donc des exportateurs légaux et d’autres illégaux. La plus réputée des fermes d’élevage indonésienne est celle qui fournit Bushmaster Reptiles Inc (USA). Le nom de cette ferme est Terraria Indonesia. Ils ne traitent qu’avec des importateurs professionnels. Dans cette ferme on reproduit environ 300 individus, et chaque année 700 à 1000 juvéniles naissent à l’élevage. Les animaux sont de bonne qualité et on dispose de suffisamment de données quant à leur origine (localité).
Malheureusement, il existe nombre d’importateurs illégaux. La « ferme » d’élevage ressemble alors plus souvent à un vieux garage ou à une grange aménagée qu’à une véritable ferme d’élevage. Ces fermes illégales fournissent avec leurs animaux des papiers d’exportations qui semblent être des originaux et non des falsifications. En effet, dans ce pays il est relativement aisé de corrompre les autorités en leur proposant de gagner facilement de l’argent…
Nous ne pouvons donc que vous déconseiller l’achat d’animaux importés : leur origine peut être douteuse (animaux nés en captivité ou prélevés dans la nature ?), infestation des Viridis pas des parasites internes et/ou externes, quid des conditions de transport, etc…

4) Les micros localités indonésiennes

Au cours de ces dernières années, de nouveaux noms de localités sont apparus. Il s’agit de micro-localités telles qu’Arfak, Wamena, Bokondini, Karubaga, Manokwari, Nabire. Il n’est pas facile de disposer de données précises pour ces micro-localités.

5) Les races géographiques du python vert arboricole

Les individus de la race Aru sont caractérisés par la présence de traits spécifiques telles que la présence d’écailles blanches sur un fond bleu-vert. Ces écailles blanches sont généralement concentrées dans la zone dorsale, peuvent être isolées ou regroupées en petits « paquets ». La quantité d’écailles blanches est variable. Les juvéniles sont de couleur jaune et possèdent une queue noire. Certains spécimens adultes possèdent des écailles bleues de part et d’autre du ventre. On note parfois la présence d’écailles bleues sur la tête, à proximité des fosses labiales. Les Viridis Aru ont une queue courte, comme si elle avait été coupée. Ces individus sont généralement de caractère placide et les juvéniles sont de ce fait parfois difficiles à démarrer. La tête est généralement bien proportionnée, leur taille moyenne est de 1,5 m, ils sont généralement plus grands que les animaux de type « mainland ». Ils sont pour la plupart manipulables assez facilement.
Les individus de race Biak sont les plus imposants, ils peuvent atteindre 2 m et sont considérés comme particulièrement teigneux. Leur tête est large et les fosses nasales rappellent celles d’un dragon tant elles peuvent être grandes. La queue est longue et pointue, à l’opposé de celle des individus de la race Aru. Même les individus nés en captivité demeurent relativement agressifs et il est relativement facile de les provoquer. Les individus de type « outcross » qui résultent d’un croisement entre un individu Biak et un individu d’une autre race sont généralement moins agressifs. La coloration est très variable. On retrouve souvent des écailles blanches, la couleur dominante est le vert olive et certains individus conservent un nombre plus ou moins important d’écailles jaunes une fois adultes. Les juvéniles sont jaunes ou rouges avec des triangles dorsaux jaunes. Le changement de couleur ontogénique est lent et peut s’étendre sur 4 ans. Les modifications de couleurs sont particulièrement impressionnantes dans le cas des juvéniles rouges.
Meraukee est une ville côtière du Sud de la Papouasie-Nouvelle Guinée. Les individus de cette race sont assez impressionnants, avec une ligne dorsale continue constituée d’écailles blanches. Chez les individus nés en captivité cette ligne dorsale est souvent discontinue. Il est possible que l’altitude joue un rôle dans la présence ou non de cette ligne blanche continue. En effet, Karl Switak a observé que tous les Viridis PNG retrouvés au-delà de 4000 pieds présentent une ligne blanche continue. En croisant deux individus de race Meraukee, un Morelia Viridis albinos a été isolé en 2001 par Damon Salceies.
Les races « mainland » Sorong, Jayapura et autres sont difficiles à distinguer. On reconnaît le plus facilement la race Sorong par la présence de la ligne dorsale bleue et les marques dorsales triangulaires sur un fond vert. L’intensité de la couleur bleue peut être très variable. Certains individus possèdent quelques écailles blanches ou jaunes. La tête est petite et la gueule courte. La queue est toujours pigmentée de noir ou de bleu foncé. Ces individus sont plus petits que les autres Morelia Viridis. Jayapura est une autre ville côtière située près de la frontière de la Papouasie-Nouvelle Guinéee. Les marques dorsales sont bleu clair, le corps est de couleur plutôt olive. La queue peut être jaune, bleue ou verte. Les individus Lereh sont similaires aux spécimens Wamena excepté qu’ils possèdent généralement des patches d’écailles blanches.
Nous avons noté précédemment que l’altitude peut jouer un rôle dans l’apparence du Morelia Viridis. Dans la région centrale (highland) on retrouve, entre autres, les individus de la race Wamena. Les variations de couleurs sont subtiles dans cette race. Les individus Wamena ont souvent une ligne dorsale fine. Le contraste est moins marqué que chez les individus de race Sorong. Certains spécimens montrent des écailles noires mais celles-ci disparaissent généralement à l’âge adulte. Les juvéniles sont de couleur marron ou jaune.
Les individus issus de la péninsule du Cap York souvent appelés « Aussie Greens » sont d’apparence similaire aux individus de race Meraukee et ont un lien génétiquement démontré avec les individus du Sud de la PNG. Les juvéniles sont marron ou jaunes. Cette race est très rare, un juvénile se vend 5000 euros et un adulte environ 15000 euros.
Les Morelia Viridis de race Kofiau sont issus de l’île du même nom. Ils naissent toujours jaunes. Contrairement à ce que prétendent les exportateurs, la grande majorité des Kofiau perdent leur splendide couleur jaune canari au cours du changement de couleur ontogénique. C’est pour cette raison que les animaux importés à ce jour mesurent 80 cm en moyenne ; il s’agit donc de sujets jeunes qui n’en sont qu’au tout début de leur changement de couleur. La déception est rude quelques années plus tard sachant que le prix d’un animal importé est d’environ 1500 euros en 2006. La couleur jaune vire d’abord au jaune « sâle » avant de passer au vert olive clair. Seuls quelques très rares individus sont high yellow.

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